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Kâma Sûtra et sexualité

Qui dit Kâma Sûtra, pense positions sexuelles plus ou moins acrobatiques... Ce n’est pourtant pas le cas. Il est plus une philosophie de vie que le manuel du simple plaisir du sexe et de la jouissance.

 

Le kamasutra, nommé aussi kâmashâstra est le plus ancien texte sanscrit recensé à ce jour, mais aussi le plus mal interprété. Il s’agit d’un traité indouiste écrit dans le nord de l’inde entre le IVème et VIIème siècle par le brâmane Vâtsyâyana Mallanaga. Pour faire court, c’est le résumé de différents ouvrages écrits par d’anciens maîtres traitant des sciences érotiques et constitués de milliers de pages. Il est un manuel énonçant des règles de conduite à tenir en matière de comportement amoureux. Ecrit dans un contexte religieux, autant dire que l’âme de celui qui le pratique s’élève.

 

La première version anglaise a été rédigée en 1883 par l'explorateur, anthropologue et linguiste sir Richard Burton. Il a été connu en occident dans les années 70 lors du mouvement hippie.

 

Le bréviaire indien fait l'éloge de trois objectifs que l'Homme se doit d'atteindre au courant de sa vie. On retrouve la vertu (Dharma), la prospérité (Artha) et l'amour (Kâma). 

 

Kama signifie désir, amour, passion, c’est l’appellation du dieu de l’amour charnel (équivalent de éros ou cupidon).

Sutra signifie fil, cordon, il désigne une règle ou une recommandation.

Il traite du deuxième stade de la vie, le Kama, c’est à dire l’Amour.

 

Ce n’est donc ni un ouvrage pornographique ou érotique mais un traité qui énonce les normes en matière de conduite amoureuse. On trouve par exemple au passage Kamasutra 7.2.53 : "les gens raisonnables qui connaissent l'importance de la vertu, de l'argent et du plaisir ainsi que celles des conventions sociales, ne se laissent pas entraîner par la passion". Il avertit que "ceux qui s'adonnent exagérément à la vie sexuelle se détruisent eux-mêmes ainsi que leurs proches"… un sujet d’actualité à l’heure où l’hypersexualité et de l’addiction défraient la chronique.

 

C’est un traité de l’amour destiné aux riches indiens aristocratiques et à leur courtisane. Le Kâma sutra propose via des illustrations et des textes des conseils sur les jeux de séduction et des positions sexuelles permettant au couple d’atteindre une vie harmonieuse. La partie position sexuelle n’est qu’une partie infime du traité. Il indique à l’homme comment multiplier les positions sexuelles, certes, mais aussi comment maîtriser l’art du baiser, de la griffure et de la morsure. Il décrit également les comportements à tenir pour laisser place à l’imagination : le Kâma décrit la jouissance que peuvent se donner des personnes au moyen des cinq sens, de l'esprit et de l'âme. 

 

Composition et structure de l’ouvrage :

 

Il se compose de 36 chapitres divisés en 7 sections. Le Kama sutra traite des manières de vivre qu’une personne cultivée se devait de connaître : on y indique que l’art érotique comprend aussi le dessin, la danse, la musique, la nourriture, les fleurs, la magie, la manucure, les parfums, la connaissance des langues étrangères... : il recouvre tous les aspects de l’amour. Certains passages sont dédiés aux femmes, d’autres aux courtisanes (qui devaient être aussi danseuse et musicienne). Ces dernières, à l’époque étaient des femmes très aisées financièrement qui faisaient bâtir des temples.

 

Les chapitres traitent successivement de l'art de la séduction, du choix d'une épouse, des devoirs et différents états de la femme mariée, des rapports avec les femmes des autres : de comment déjouer les manœuvres de rivales éventuelles, c'est à dire qu’il traite de l'adultère, à une époque où les hommes étaient polygames. Elles sont des recettes pour agrémenter la vie amoureuse du couple aux fins d'une réelle harmonie amoureuse, mais aussi aux jeunes filles avant leur mariage et aux épouses, pour leur apprendre à gagner la préférence de leur mari.

 

Le kâma sûtra est un art d'aimer avant tout entre un homme et une femme. Les postures sexuelles, tant de fois présentées en Occident ne sont qu'une partie "infime" de l'ouvrage.

 

Pour ce qui est de l’occident, on y voit un ouvrage érotique, voire pornographique, petits illustrés de l’amour physique.

 

Les 75 positions amoureuses.

 

Sur un plan purement technique, plus la pénétration est profonde, plus l’homme prend de plaisir. Deux positions privilégiées la permettent :

  • L’Indra : la femme est allongée sur le dos, un coussin sous les fesses, jambes pliées, les cuisses sur son ventre et les genoux sur ses seins, l’homme à genoux se place face à elle. La coïncidence entre le pénis et le vagin est très bonne et l’homme dispose d’une grande liberté de mouvement.
  • La levrette : qui permet une introduction très profonde de la verge sans empêcher la mobilité de l’homme.
  • Ces deux positions sont d’ailleurs aussi optimales pour que la femme prenne du plaisir, la verge de l’homme venant stimuler en profondeur aussi bien les parois antérieures que postérieures du vagin.

 

Les positions classiques :

 

Il ressort d’études statistiques que les hommes préfèrent les positions plutôt classiques. Les positions trop acrobatiques demandent un contrôle respiratoire plus élevé pour durer et une tension musculaire qui a tendance a déclenché rapidement le réflexe éjaculatoire. Pour que le coït dure, mieux valent les positions confortables et pour le jeu pourquoi ne pas entreprendre une variante plus « extra-ordinaire ». (Référence à lilith, première femme d’adam qui voulait varier les positions amoureuses pour prendre parfois le dessus, chassée de l’Eden et remplacée par Eve, femme soumise).

 

Pour les hommes souffrant d’éjaculation prématurée, on recommandera plutôt les positions de l’Andromaque et des petites cuillères, l’homme est installé confortablement et peut savourer sans effort un moment de pure volupté, tout en contrôlant sa respiration et en se concentrant sur le moment éjaculatoire a repousser.

 

Comme on peut s’en douter les hommes préfèrent les positions où ils voient et où ils dominent.

 

Préliminaires :

 

Le cache cache : commencer les préliminaires entièrement habillé. Les amants déshabillent patiemment leur partenaire en prenant le temps d’explorer chaque zone découverte.

 

Le 69 : tête / bêche, la bouche de chacun des partenaires sur le sexe de l’autre.

 

Le coït :

 

Le missionnaire : position la plus utilisée de par le monde. On lui prête un aspect routinier mais c’est celle où les partenaires peuvent échanger le plus de tendresse (regards, baisers).

 

Levrette : position la plus chargée de fantasme et la plus pratiquée, l’homme dominant. Demande un grand lâché prise de la part de la femme (entièrement soumise, côté bestial).

 

Les petites cuillères : homme et femme allongés sur le côté, homme placé derrière la femme. Position idéale pour les femmes enceintes.

 

Tigre et dragon : femme à genoux au bord du lit, homme debout placé derrière elle.

 

L’Andromaque : femme assise sur son partenaire. La femme domine et va à son rythme, contact du clitoris. C’est la seule position qui conduit véritablement à l’orgasme.

 

Le bateau ivre : femme renversée sur le dos, jambes verticales. L’homme la tient par les pieds et guide le gouvernail.

 

La berceuse : peu connue sous son nom mais très utilisée. Femme sur le dos, jambes écartées. Homme sur les genoux qui tient les jambes de sa partenaire surélevées. Provoque un balancement des partenaires. On l’appelle aussi le coquillage.

 

La chaise longue : femme sur le dos ou sur les coudes, jambes au dessus des épaules du partenaire.

 

La sodomie : sensations intenses pour ceux qui parviennent à se laisser entièrement aller (détente totale) et à contrôler leur plaisir.

 

L’union du lotus : homme assis, femme face à lui et assise sur lui : comme le missionnaire, position propice à l’échange de tendresse. Pour les auteurs du Kâma-Sûtra, c’est la position favorite des amants.

 

Le cheval renversé : homme allongé sur le dos, femme assise sur lui, lui tournant le dos. Permet une multiplicité de jeux sensuels et érotiques.

 

Le nœud coulant : une des positions la plus difficiles du Kâma-Sûtra car demande un grand sens de l’équilibre. Les amants sont face à face, tous deux jambes relevées. Ils sont sexe contre sexe en se tenant mutuellement par les pieds pour ne pas tomber en arrière.

 

Parmi les plus connues et les  moins mises en pratique de par son aspect acrobatique : la brouette thaïlandaise. Homme debout, femme mains au sol, pieds sur les épaules de son partenaire. Difficile d’atteindre le plaisir car appelle une grande tension musculaire.

 

Beaucoup de positions impraticables pour le commun des mortels.

On peut considérer le Kama sutra comme un divertissement, comme un ensemble de jeux sexuels destinés à ajouter du piment à ses relations et lutter contre la routine sexuelle.

 

Dans la presse féminine aujourd’hui, les magasines nomment les positions avec de petits noms amusants : le petit pont, l’acrobate (sur une chaise),  le tape cul, l’arbre défendu, le grand écart, le collier de vénus, le marteau piqueur, l’union de la femme timide, l’union de la vache, la graine germée, la grimpeuse à l’arbre, la position tournante de la femme (qui n’est autre que l’amazone)…

 

Autant de noms de positions laissant place au développement de l’imagination et du fantasme, c’est dire que l’amour physique n’a pas de limite !!

 

Et quelles que soient les positions que vous choisirez cet été : SORTEZ COUVERT !

 

(sources)

Corine POIRET

Sexologue

 

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